Les habitants des Marats sous les Drapeaux

D’après mes recherches, j’ai pu identifier plusieurs personnes nées à Marats, enrôlées dans l’armée française, aussi bien sous l’Ancien Régime que durant les guerres napoléoniennes. Ces informations permettent à la fois de retracer le parcours de ces individus et de mieux comprendre l’organisation des structures militaires dans lesquelles ils ont servi.

Elles mettent ainsi en évidence l’implication militaire d’habitants du village à différentes périodes, tout en offrant un éclairage sur l’évolution de l’armée française entre l’Ancien Régime et l’époque napoléonienne.

Sous l'Ancien Régime

Sous l’Ancien Régime, les régiments d’infanterie constituent l’essentiel de l’armée. Composés de soldats à pied, ils sont spécialisés dans le combat direct, le tir au mousquet et les manœuvres en ligne. Ces troupes forment l’épine dorsale de l’armée royale.

Les soldats sont recrutés localement ou par enrôlement volontaire, c’est-à-dire par un engagement officiel qui fait d’un civil un militaire pour plusieurs années. Chaque régiment est organisé en plusieurs compagnies, dirigées par des capitaines, et comprend généralement une compagnie d’élite : les grenadiers.

Les régiments portent souvent des noms liés à des provinces ou territoires, comme le Barrois ou le Hainaut. Le terme « Royal », comme dans le régiment du Royal-Barrois, marque l’attachement direct au roi.

Parmi ces soldats, certains appartiennent à des unités d’élite :

  • Les grenadiers royaux, choisis pour leur grande taille et leur robustesse, participent aux assauts les plus dangereux et incarnent l’élite du régiment.
  • Les grenadiers postiches, quant à eux, remplissent un rôle similaire mais sont de taille plus modeste ; ils portent un équipement permettant de paraître plus grands afin de compléter les compagnies d’élite.

Par ailleurs, il est fréquent que les soldats adoptent un nom de guerre. Celui-ci permet de distinguer les hommes portant des noms communs, de simplifier les communications au sein du régiment, et contribue à renforcer l’identité militaire et l’esprit de corps.

Les listes ci-dessous présentent les individus originaires de Marats retrouvés dans différents régiments de l’Ancien Régime :

  • Régiment d’infanterie Royal-Barrois
  • Régiment d’infanterie de Hainaut
  • Grenadiers royaux et grenadiers postiches

(Listes nominatives et sources associées)

COLSON Martin dit "Saint Martin"
HÉBERT Jean dit "la Framboise"

MANGEOT Didier dit "Saint Léon"
MANGEOT Jean dit "la Forêt"
MERCIER Nicolas dit "Vivelamour"
RAULIN Pierre Joachim dit "Vadeboncœur" 

L'armée napoléonienne

À partir de la Révolution française, l’armée est profondément réorganisée. Les anciens régiments sont renommés et numérotés : on parle désormais de régiments d’infanterie de ligne.

Un régiment d’infanterie de ligne est une unité de soldats à pied destinée à combattre en formation organisée, en lignes ou en colonnes. Chaque régiment est identifié par un numéro (par exemple, le 55ᵉ régiment d’infanterie de ligne), ce qui permet de le distinguer des autres unités.

Ces régiments sont composés de plusieurs bataillons et de différentes compagnies (dont grenadiers et voltigeurs). Leur rôle est de tenir la ligne de bataille, soutenir les offensives ou les défenses, et participer aux campagnes militaires de l’époque.

Dans ce contexte, plusieurs natifs de Marats ont été retrouvés dans différents régiments de ligne, notamment :

  • 12ᵉ régiment d’infanterie de ligne
  • 42ᵉ régiment d’infanterie de ligne
  • 55ᵉ régiment d’infanterie de ligne
  • 136ᵉ régiment d’infanterie de ligne

(Listes nominatives et sources associées)

BERTHAUX Jean Théodore
HÉBERT Fidèle
HÉBERT Joseph
HÉBERT Médard Pascal
MANSUY Bernard 
POUPART Jean Théodore
PURSON Pierre Clément
PRIN Martin
RAULIN Médard 

 

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